Emak Bakia – À la recherche de la maison …

 

Pour en terminer avec Emak Bakia, j’aimerais vous faire part d’une autre oeuvre dont le nom est :
« En quête d’Emak Bakia »
Après le visionnage de ce film, j’étais partie sur les traces du lieu de tournage à Biarritz.
Où était cette maison que l’on voit au début du film ?
En survolant la côte via Google map, je ne voyais rien pouvant correspondre à ces lieux.
Je suis donc partie à la chasse de divers documents sur la toile.
Et voilà donc que je tombe sur un site (EiTB.com) faisant mention de la maison ayant servi pour le tournage.
J’y trouvais une photo.

La 1ère photo que j'avais trouvée

Je la détaillai, en déduisant que « peut-être » … en effet,
… bref, quel ne fut pas mon étonnement de constater que je n’étais pas la seule à vouloir enquêter sur cette maison ! Que cette maison se trouvait à Bidart, et surtout qu’un journaliste avait fait un documentaire à ce sujet.
Cette maison aurait été construite en 1912 pour une famille roumaine soit-disant princière. Mais il y a contestation, elle aurait été construite par Gradisteanu propriétaire. (Personnellement cela ne m’étonnerait pas car j’y trouve quelque ressemblance avec le plus fastueux manoir « Gradisteanu-Ghica »
se trouvant à Bucarest.[voir diaporama ci-dessous])
Plus tard la maison fut vendue pour 2 millions de francs à la famille Lafont, sylviculteurs à Cestas Gironde.
Entre 1939 et 1945, la maison est devenue un poste-frontière pour les occupants allemands.
En 1951, la maison a été acquise par la société Socata (constructeur et équipementier aéronautique) de Tarbes, qui l’a transformée en maison familiale de vacances pour ses employés.

Après avoir lancé des appels pour obtenir des témoignages, ce journaliste, Oskar Alegria, put donc retrouver cette maison où avait été tourné le début de ce film. Il désirait faire un documentaire qui serait plutôt un « poème visuel ».

Voici l’article que « Cine Vue » fit paraître en 2012 à l’occasion de la projection de ce documentaire au 66ème Festival International du Film d’Edimbourg.

Oskar Alegria La recherche d’Emak Bakia (Emak Bakia Baita, 2012) joue comme un pèlerinage passionné pour trouver le lieu de tournage de expérimentale 1926 film de Man Ray Emak Bakia (qui se traduit littéralement par « Laissez-moi tranquille! » – un message qu’Alegria est réticent à observer). Ici, le voyage est certainement plus important que la destination, en prenant de nombreux détournements à la recherche de la connaissance, de l’inspiration et je l’espère, par hasard, trouver les réponses qu’il cherche.

Cineliterate poème de Ray Emak Bakia est une fusion de l’imagerie surréaliste et fantomatique composition déformée, tous montrés hors contexte. Doté d’exemples pionniers de double exposition, flou et ambigu des images, le film de Ray est maintenant largement considéré comme une influence majeure pour de nombreux auteurs. Le film de Alegria tente de trouver la maison dans laquelle Ray filmé son chef-d’œuvre, un voyage de route de Biarritz pour unir la riche tapisserie du film du réalisateur de créer un tout.

Alors que la mise à l’origine à la découverte de la signification particulière titre du film, Alegria cherché la pierre tombale introverti qui, apparemment, se vantait cette phrase basque timide que son épitaphe. La pierre tombale était introuvable. Cependant, Alegria s’est-il passé dans la pierre tombale d’un clown mort. Poser la question intrigante de savoir si un clown peut vraiment mourir, cette coïncidence envoie Alegria de sur l’un des nombreux tangentes – y compris un voyage dans un magasin de vêtements vintage, la traque d’un gant de plastique coquette et interviewer une princesse roumaine. C’est cette approche ludique et non conventionnelle qui fait la recherche pour Emak Bakia une telle expérience de visionnement passionnant. utilisant des techniques similaires à Ray lui-même, le film de Alegria combine riches fioritures visuelles avec des cartes de titres comiques qui menacent d’abord pour annoncer une pièce insupportable du cinéma prétentieux. Heureusement, Alegria est conscient de la division de son approche et injecte un charme attachant à son travail. Alors que vous ne pouvez pas partager sa passion pour le film de Ray, il est facile de se consacrer à sa méthodologie ludique et séduisant. Beaucoup trop personnelle et spécifique pour attirer le plus large public qu’il mérite, ce documentaire expérimental est un must pour tous ceux qui les classes elles-mêmes comme un cinéphile . Riche en images visuellement séduisante et bénéficiant d’une approche contagieux fougueux, La recherche de Emak Bakia est une lettre d’amour étonnamment convaincante à un directeur extraordinaire et son travail de pionnier.

Je n’ai malheureusement pas eu l’opportunité de voir ce documentaire en sa totalité mais
voici donc la bande annonce de ce film qui s’appelle donc :
« En quête d’Emak Bakia »
Le rôle de la femme est empruntée par la princesse roumaine ( Maria Despina zu Sayn-Wittgestein , une cousine de Nabokov ) dans un acte sensible de la simulation.
(Je vous rassure, il est bien ludique, facile d’accès et encore plus court que le film du « maître » !)


La casa Emak Bakia, un film de oskar alegria. from oskar alegria on Vimeo.

Personnellement j’ai retrouvé cette maison ici :


Agrandir le plan

La façade côté mer est introuvable j’ai cependant trouvé au détour d’une visite
sur Google sur un autre angle, côté sud :

… et encore plus accidentellement chez …

… cette photo qui vante les mérites d’une rénovation sans se douter qu’en arrière plan nous pouvons appercevoir « notre » maison sous un nouvel angle…

Cette fois-ci je crois avoir été au bout du sujet « Emak Bakia » !
Mais on ne sait jamais !… Au détour d’une biographie ou autre documentation …

Je n’ignore pas que cette page n’est pas d’un intérêt fondamentale mais je voulais rassembler le maximum d’éléments sur la toile pour les éventuels curieux au sujet de ce film.
Personnellement je ne suis pas mécontente de passer à autre chose !…

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