Kiki en l’été 1926… la suite (13ème épisode)

 

INTRODUCTION : Le dernier épisode présumait une suite, c’est-à-dire l’été 1926, le pourquoi de l’absence de Man Ray et enchaînement sur l’objet même de cette absence.  Mon enquête s’est avérée assez enrichissante, trop enrichissante ; à tel point que je ne sais où commencer ! Man Ray est un sujet qui a été tellement traité en tant qu’artiste photographe, peintre, sculpteur, surréaliste, … que je dois bien faire des coupes franches et non frustrantes !  De plus je dois vous avouer que j’ai la maladie du « clicquette-colette-popiette-liennette ». Je cherche toujours à en savoir plus !!! Je n’arrive pas à me canaliser,  je m’évade, mon avidité provoque l’ouverture de nombreux onglets, je ne sais plus où j’en suis !!! Tout ça pour vous signifier que, suite au judicieux conseil de Gérard, aujourd’hui je vais donc tout simplement traiter « l’objet » et ensuite dans le prochain épisode je reviendrai sur les protagonistes et détails de ce même « objet ».


Je vous disais donc dans le billet précédent que Man Ray était près de Biarritz. Il visite Arthur Wheeler,
qui a loué pour l’été une grande villa près de Biarritz.

Le jeune Américain doit financer le film que tourne Man Ray :  « J’y descendis en voiture et […]
vécus dans le luxe pendant quelques semaines, écrit celui-ci.  Je filmai tout ce qui me paraissait intéressant, sans travailler plus d’une heure ou deux par jour. Le reste du temps, je le passai sur les plages […],
dînai fastueusement avec d’autres invités et dansai dans les boîtes de nuit. »
La villa, dont le nom Emak Bakia signifie en basque « fichez-moi la paix » , va donner son titre au film.
De retour à Paris, Man Ray filme les mains de Jacques Rigaut déchirant des faux cols et il termine ce court métrage – un potpourri de séquences réalistes, de cristaux étincelants et d’images abstraites –
sur le « double éveil » de Kiki. Sur ses paupières fermées, il peint deux larges prunelles
qui disparaissent quand elle ouvre lentement les yeux.

kiki_emak_bakiaSoyez patients pendant une vingtaine de minutes, certaines séquences pourraient vous paraître longues,
mais la modernité de certains plans est vraiment surprenante surtout à la fin…

Voici donc ce film et je vous donnerais beaucoup plus de détails le concernant dans le billet suivant.


 
Il existe plusieurs copies de ce films avec différentes bandes son. Certaines sont des compositions originales écrites pour tel ou tel festival ou exposition. J’ai choisi de poser ici la version probable qu’aurait choisi Man Ray.
Dernière précision, les titres utilisés furent retrouvé dans la discothèque de Man Ray.
En voici la liste :

« St Louis Blues »
interprétée par Stéphane Grappelli and his hot four avec Django Reinhardt
« Celery Stalks at Midnight »
interprétée par Will Bradley & Orchestra
« You’re driving me crazy »
interprétée par Fox trot Quintet of the hot Club of France
« Limehouse Widow Waltz »
interprétée par Stéphane Grappelli
« Merry Widow Waltz »
interprétée par Victor Continental Orchestra
« La veuve joyeuse »
composée par Frédéric Strauss

À suivre avec beaucoup plus de détails sur ce film…

Les mots en rouges feront l’objet de liens ou d’articles ultérieurs…)
Les textes sont partiellement inspirés de Billy Klüver & Julie Martin & Kiki de Montparnasse.

 

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