Kiki (1er épisode)


Je vous avoue que j’ai beaucoup de difficulté à « élaguer »
Le récit de la vie de
Kiki  de 1900 à 1930 et son environnement.
Tout se bouscule dans mon cerveau et j’ai un goût amer de sacrifice.
Ce n’est vraiment pas mon but avec ce blog !
D’un côté, je dois faire court pour ne pas trop vous enquiquiner,
De l’autre Kiki est un sujet qui me tient tellement à cœur que j’ai une documentation vraiment intéressante que j’aimerais partager avec vous.
Alors, en cette nuit d’insomine, m’est venue une idée.
Je crée une nouvelle catégorie :
Kiki de Montparnasse
Elle sera alimentée régulièrement, et ainsi,
Parallèlement je donnerai libre court à mes autres billets.

Kiki par Man Ray
Kiki par Man Ray
Avant de reprendre la suite de l’histoire de Kiki, Il serait bien d’imaginer ce qu’était Montparnasse au tout début du siècle, disons, après la première guerre mondiale…


Montparnasse

Carrefour Vavin
Carrefour Vavin

A gauche, le Café du Dôme, à droite, La Rotonde

La guerre à peine terminée, de nouveaux artistes affluèrent de partout.
Montparnasse devint une communauté très hétéroclite.
30 à 40% des artistes étaient étrangers.
Pendant les années vingt, ce quartier devint une aire de liberté qui transforma définitivement les conditions d’existence des artistes.
Pour la première fois, la création artistique devenait une
Entreprise démocratique.
Montparnasse était une communauté ouverte, chacun pouvait y contribuer et s’y exprimer.
Grâce à l’indulgence des autorités, une surveillance  policière plus discrète permit à Montparnasse de devenir une sorte de « zone franche », où un comportement plus libre et un style de vie qui aurait fait scandale dans d’autres quartiers, étaient tolérés.
Néanmoins,  Montparnasse ne connaissait pas  le monde trouble
– Prostituées, souteneurs, cabarets et boîtes –
Qui envahit Montmartre.
Autre particularité de ce phénomène,
Les artistes de Montparnasse eurent leur
part de la prospérité de l’après-guerre.
Le système des expositions et du marché de l’art,
mis en place avec les impressionnistes, prit toute son ampleur dans les années 20 à Montparnasse.
Autour des artistes s’était mis en place un réseau composé de marchands,
De galeries, et de collectionneurs ayant une attitude et une sensibilité nouvelles.
Pour eux, pas question de mourir de faim ignorés de tous et de croupir dans la misère.
Ils voulaient être reconnus et goûter le succès.
Et en plus, ils voulaient profiter pleinement de ce succès !
Aux artistes se joignirent d’autres créateurs dans divers domaines et,
Bien entendu, des touristes français et étrangers.
Tous venaient se prélasser à la terrasse du Dôme et de la Rotonde.
Pour eux, Montparnasse était le nombril du monde.

Le DômeLa terrasse du Café du Dôme

La terrasse de La Rotonde

Mais Montparnasse se signale aussi par la présence d’un Groupe de femmes autonomes et libérées.
Pour se mêler à la communauté des artistes, elles avaient dû renoncer à
Leur place traditionnelle dans la famille et la société.
Là, elles pouvaient s’affirmer hardiment et jouir avec audace d’un
Statut d’égalité avec les hommes.
Elles imprégnaient l’atmosphère ambiante d’une sensualité troublante…


Les textes sont largement inspirés de Billy Klüver & Julie Martin

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